Mirage

Posted in Planes, Poésie on 21 mars 2009 by loeiletlesprit

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Le ciel, d’un noir d’encre par cette nuit sans lune
Emprisonnait ma tête de son étau de brume
Je me sentais fièvreuse comme prise d’un mauvais rhume
Tout mon être opressé criait à l’infortune

Ce soir, je t’ai créé, comme on façonne un rêve
Des ligne souples de ton corps voulues sauvages
A celles plus pures mais affirmées de ton visage
Un front très haut, des yeux perçants, et puis tes lèvres
Douces

J’ai plissé des ridules au creux de tes paupières
Ajusté sur ta bouche l’ombre d’un pli amer
Puis laissé mon scalpel sur ton torse imparfait
Modeler des reliefs que ma main carressait,
Tendre

Des éclairs purs d’argent ont brillé sur ta peau
Le sang ne coulait pas; tu étais souple et chaud
De ces chaleurs troublantes prémisces d’abandons
Ton grand corps étendu appelait la passion
Dur

Un voile obscurcissait mes yeux et mes pensées
La rage froide de l’artiste qui voudrait voir bouger
l’une de ses plus belles oeuvres pourtant bien condamnée
Comme les autres à gésir, dans sa pleine nudité
Molle

Dans le ciel les étoiles éclairaient ton visage
Et l’ombre de tes cils retombait sur tes joues
En cet instant suprême je ne me sentais guère sage
Pour te rendre à la vie j’eus tenté le plus fou

Les pâles lueurs de l’aube pointaient à l’horizon
Les contours de ton corps s’éthéraient peu à peu
Cette attente dans mes veines distillait son poison
Au contact de tes lèvres toute ma chair a pris feu

Juste le temps d’un frisson, tes bras m’emprisonnaient
Serrés si étroitement que nous ne faisions qu’un
Mon appétit semblait n’égaler que ta faim
En cette nuit magique plus rien ne m’étonnait

Tes yeux pailletés d’or semblaient rire de mes peurs
M’as-tu parlé je ne sais mais ton corps éloquent
Vibrait sous mes carresses comme une corde au vent
Le temps qui nous touchait redoublait ces ardeurs
Nous conjurions l’ultime par des étreintes hâtives
Parce que nous nous n’étions qu’un et qu’il fallait qu’on vive

Je chassais le soleil venu nous faire ombrage
Reniant l’astre père qui mangeait ton visage
Toi seul me suffisais ô prince des ténèbres
Il me fallait ta peau non plus cette vie funèbre
Sans ta bouche assoiffée l’existence serait vaine
Perdue dans un monde d’hommes où le mot d’ordre est haine.

Muette j’ai vu tes formes peu à peu s’estomper
Ta couleur se confondre dans les rayons dorés
Et dans la lumière crue qui t’arrachait à moi
T’entendis sursurer d’un timbre, perçu sans joie
Comme dans un dernier souffle qui sentait l’agonie:
“Ne maudis pas le jour qui te ramène la vie
Sois sure, je reviendrai et renaîtra cette nuit
Quant à mon souvenir ne t’y attarde pas
Lorsque tu seras vieille, noyée dans ton ennui
Je serai là le soir où la mort t’emportera”

Et tes yeux pétillants se sont fondus en brume
Mes mains n’étraignaient plus qu’un oreiller de plume
De larmes j’ai arrosé les vestiges de mon âme
Et, pleurant cette nuit qui m’avait vue naitre femme
J’ai juré de t’attendre au crépuscule des rêves,
De chasser de mon ciel tout importun nuage
De sourire à la vie jusqu’à ce qu’un coup m’achève
Ce matin j’ai compris que je t’aimais, mirage

Une lettre

Posted in 1, Planes, Vie quotidienne on 21 mars 2009 by loeiletlesprit
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Envie d’écrire une lettre… A qui? Je ne sais pas… une lettre… De ces lettres qu’on lance dans l’infini sans en attendre jamais de réponse. Une lettre… Comme une bouteille jettée à la mer… un rêve…
Peut-on vraiment mourir de trop rêver? Je crois oui… Si on rêve tant et tant que l’on puisse un jour s’éteindre doucement sans manger ni sans boire comme la flamme vacillante d’une bougie. Rêver sa vie? Ou vivre ses rêves? Question qui semble réthorique mais qui est loin de l’être… Ceux qui peuvent s’offrir ce choix sont peu nombreux… Si peu nombreux….

On voit les années passer comme un voile qui se dissipe peu à peu ou au contraire s’obscurcit… On voit les années passer et pourtant… On va de colères en déceptions… tout ce succède à un rythme fou…

Il y a tous ces gens qui prétendent “s’éclater” et embrasent leur vie dans leur sillage…Des mégots s’amoncellent autour d’eux… Des bouteilles d’alcool vides, des cuites… Leur sourire est si large, leur rire si franc… on les croirait heureux… libres… Ils le croient eux-mêmes, ils sont jeunes, croquent la vie à pleine dents jusqu’au jour où… jusqu’au jour où les années passées, le visage creusé ils s’aperçoivent que tout n’était qu’effémère… Parce que maintenant il y a ce lit d’hôpital… il y a ces poumons cramés, il y a ces enfants dont ils n’ont pas assez pris soin et qui maintenant prennent le relais des “vieux” et se cament… il y a ces études qu’ils ont envoyé valdinguer au mauvais moment et qui maintenant leur font un pied de nez… Certains meurent comme ça, un matin, le matin où, ouvrant leurs yeux embués sur l’échec de cette existence de plaisir… leur coeur a manqué un battement… un battement de trop… un matin où tout a laché… sans un bruit.

Il y a aussi les autres, les bosseurs qui vont se donner à fond pour s’assurer une sécurité financière à laquelle leurs parents n’ont jamais eu droit et ont fait leur credo pour que leurs enfant ne fassent pas “les mêmes erreurs”. Un jour de tous ces enfants, quelques uns seront médecins, avocats, seront… aux plus hautes fonctions de l’Etat… Belle bagnole et belle baraque… Certains auront peut-être déjà du sang sur les mains… des affaires louches, un compte en banque rempli on ne sait comment…Tout pour être heureux oui, mais… l’argent ne suffisant pas… leur couple pourra voler en éclat au milieu des fourrures, des bottes de cuir et de la belle vaisselle… Yen a qui découvriront alors que l’amour ne s’achète pas… et qui resteront seuls.
Vautrés sur leur argent, vautrés dans leur confort, yen a qui regretteront la vie simple de Papa Maman… yen a qui maudiront les coktails et les 22 chevaux fiscaux de leur 4/4 BM dernier cri, la solitude et la vieillesse… Car ils vieilliront, parfois seuls… leurs enfants sont partis vivre leur vie… ailleurs et n’appellent que pour leur demander de l’argent … Les regrets reviennent comme toujours… Des regrets à ruminer lentement en laissant le temps faire son office, un temps dont même le meilleur chirurgien esthétique ne pourra venir à bout… Parce que, et ils le savent, c’est à la mort qu’ils vont…
Alors oui ils moureront, mais, que ce soit dans la tranquille sérénité de leur lit ou alors environnés de soins dans le meilleur hôpital de la ville en crachant leur bile sur les draps blancs… tous, tous auront le temps, dans cette dernière seconde d’ultime lucidité de se poser cette question… Si l’argent n’était pas le but?? Alors c’était quoi hein?? C’était quoi??
Au milieu il y a tous les gens à peu près normaux qui oscillent entre les deux extrêmes en essayant de se tirer vers le haut… Fatalité… Entre rire et larmes… Nous conservons tous des regrets…

Et si un jour, riche ou pauvre sur notre lit de mort, nous étions condamnés à les revivre pendant l’instant ultime? Si l’on devait quitter cette terre avec plus d’amertume que de joie. Si l’existence confortable que nous essayons tous de construire pour mieux nous protéger n’était qu’un chateau de cartes que la mort balayerait en nous renvoyant à notre véritable MOI… celui qui ne ment jamais…. alors… plus rien n’aurait de sens…

Un semblant de sagesse

Posted in Poésie on 21 mars 2009 by loeiletlesprit
J’ai cherché la sagesse dans mon lit ce soir là
En repensant à toi, à moi, à tout ce dont
Je nourrissais les rêves de mon esprit si las
Devrais-je te tenir rigueur de l’abandon?

Laisser cette rancune dont mon coeur est gonflé
Distiller son venin au sein de mon esprit?
Ou alors lentement dériver dans l’oubli
Effacer la blessure, préférer pardonner?

La vie n’est que futile, elle ne mérite guère
Que l’on prenne à coeur chaque chose qui s’y passe
Il faut savoir attendre, toujours se satisfaire

Tenter de contenir les passions qui nous brûlent
Se raisonner sans cesse, comprendre ses semblables
Ne pas durement juger tous ceux qui affabulent

Chocolat

Posted in Délires de lycée, Objets on 21 mars 2009 by loeiletlesprit
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Ô Chocolat!! Pure merveille de mes sens!!
Ennivre mo
i encore, pour qu’encore je t‘encense…

N
on, je vous avais promis d‘arrêter avec le poèmes… Le problème avec moi, c’est que je récidive, toujours... Lol bon, il faut que je me calme…
Vous
avez devant vous, enfin je veux dire sur cet écran, un plaisir... Des papilles gustatives (ehh c’est déjà pas mal!) , c’est à dire un chocolat fourré à la crème brûlée que l’on trouve en commerce sous le nom de Petit Dessert d’une marque Suisse hyper connue qui commence par L et finit par -indt…. Waouuuu c‘est duuuuuur.

Ahhh Chocolat… que de soirées de déprimes n’ai-je pas passées, tablette à la main, les yeux embués en croquant un de tes divins carreau, puis deux, puis trois en me laissant aller à l’extase consolatrice du goût qui est le tien. Ahh chocolat… Je me repends toujours et toujours je retombe sous le charme de cette saveur sucrée et amère à la fois qui te caractérise si bien… Ahhh Chocolat je te veux, là, je te tiens… Je crains de succomber… Des effluves cacaotées me parviennent à travers la fragile feuille scintillante d’allu qui te drappe et dont la brillance te donne l’air d’un cadeau… Cèderai-je? Saurai-je resister à ce divin appas qui étale ses charmes sous mes yeux et mon coeur. Ce même coeur, ces même yeux qui souffrent d’avoir trop pleuré leurs illusions perdues?

Ma main tremble….
Non,
je ne puis… D’un geste je déchire le fragile emballage, des ongles je le lacère et le porte à ma bouche. Ma langue roule sur lui, je le mordille lentement avec des tendresses d’amante… Et puis… je le laisse m’envahir jusqu’à rendre pateuse la bouche qui espérait… Mes yeux brillent… Je ne vois plus ma main fébrile qui rampe jusqu’au pâquet demeuré sur la table… Je n’entends pas le craquement du morceau qui se rompt… je sens seulement sa pression sur mes lèvres et je l’avale encore de peur d’encore le perdre…

Piège

Posted in Poésie on 21 mars 2009 by loeiletlesprit
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Il me faut oublier cette mortelle angoisse
Oublier ce qui fut… Ces nuits hantées par toi
Et pa
r ces rires moqueurs qui m’avaient pris en chasse
Ou
blier la rancoeur, la douleur et l’émoi

Il me faut oublier que je n’aurais pas du
Ou
blier la faiblesse et subir la loi
D’un re
gard trop rieur, de ton mépris aigü
Oublie
r mes erreurs pour encore croire en toi

Le
soleil s’est levé, je n’ai plus foi en rien
Trop vou
loir oublier m’a coûté le sommeil
Mon pauvr
e coeur est mort noyé dans son chagrin
T
oi qui n’es que silence prends garde à celle qui veille

Ne juge pas ma folie, cherche seulement à comprendre
Brûlée
par ma passion je n’ai pas su attendre
L’
amour a ses raisons que la raison ignore
Il
hate toutes nos actions dans la crainte de la mort

Mais a quoi bon mentir, d’aimer on ne s’excuse pas
Ca
nous prend simplement, lorsqu‘on ne s’y attend plus
On ne flaire pas le piège, on y goutte et puis, là
On
se débat tellement qu’à la fin on s’englue

Indifférence

Posted in Délires de lycée on 21 mars 2009 by loeiletlesprit

Des nuages passent…. Dommage, le ciel était si bleu aujourd’hui... Le travail qui s’entasse, un goût amer dans la bouche et My Immortal de Evanescence à fond dans les oreilles… Et puis ces yeux qui piquent… Rien qu’un immense Merde… Envie de dire Merde… et puis c’est tout… Envie de…

Il y a des jours comme ça où on sait pertinemment qu‘on doit pas écrire…rien… mais on écrit quand même… Et ça donne un monceau de conneries à peu près incompéhensibles pour une autre personne que son soi propre… Et puis, oui, on continue d’écrire, parce que ça défoule... Et que se défouler on en a vachement besoin, même si on semble d‘un calme olympien. Ces jours là souvent on a perdu l’espoir… Ces jours là on a envie de tout laisser tomber, parce qu’on se demande, lutter, à quoi ça rime? Lutter? Pour des rêves? Des chimères que, dans un moment de clairvoyance, on a vu vous faire des pieds de nez par dessus un nuage… On luttait parce que l‘on espérait…..……………..……………….
On luttait parc
e que cet espoir nous rendait heureux… Parce qu’il nous gonfflait tellement qu’on avait l’impression de pouvoir abattre des montagnes.
Et
puis un jour on se prend une gifle, monumentale et on retombe à terre. C’est dur, oui ça fait mal. Parce que, pendant un moment on s’était cru au dessus de toutes les difficultés de la vie et qu’on redécouvre l’obstacle qu’elles constitueront… toujours et à jamais. On a le coeur qui saigne, bien qu’on continue de le nier… On se sent triste, si triste... On aimerait pouvoir pleurer... Déclencher un ouragan autour de soi, histoire d’extérioriser ce mal-être intérieur qui nous brûle la peau… Mais on ne peut pas… La brûlure est trop forte…On se contente de subir, sans rien dire… jusqu’à ce que ça passe…enfin…. Et qu’enfin on oublie…. à jamais.

Non, les larmes ne veulent pas couler…. Mais les mots, eux, sont là, sous mes doigts... Ces mots qu’on écrit avec toute la conviction du monde dans le crépitement inlassable du clavier. Oui, d’abord les mots... Après peut-être, ce soir, dans le noir, les larmes… Demain, le sourire comme un masque... Après-demain? Un simulacre.
Mon coeur bat toujours son rythme régulier, là dans ma poitrine… Un rythme sourd… il me fait mal. Comment pourrait-il encore s’affoler après avoir été confronté à l‘indifférence? Comment pourrait-il croire encore en le pouvoir de la persévérance… et des sentiments? Comment? L’indifférence l’a atteint de plein fouet… Le blessant plus durement encore que la haine, le mépris, la répulsion... Plus durement… par sa mollesse… Parce que la haine, et le mépris sont, eux intenses tandis que l’indifférence… C’est la tiédeur... la condescendance amusée… C’est….

La nuit est tombée… La lumière de l’écran projette sur le mur les ombres chinoises de mes doigts qui s’affairent... le crépitement des touches du clavier... encore… Et les souvenirs… Même après quelques semaines seulement ils font déjà si mal… siiii mal.

Envie d’oxygène…. La brise du soir court lentement sur ma peau.… A l‘intérieur la chaleur écrase déjà… Préambule de nuits d’insomnie... Ces longues nuits d‘été passées les bras en croix à attendre ce qui ne viendra pas… Je sais déjà qu’au milieu des pensées qui surgiront, passeront dans ma tête en kaléïdoscope ton image surgira...

4 jours… To
rture supplémentaire... J’ai promis d’être ombre... Je ne me retournerai pas… Je ne chercherai pas à croiser ton regard… Tu ne sauras jamais, je ne t’aurai jamais dit… Et jamais tu ne devineras… Moi j’oublierai… Même si au fond de moi je regretterai toujours de n’avoir pas tenté d’émouvoir le lac bleu de tes yeux glacés... même si longtemps les eaux troubles de ton regard continueront d’échauffer en moi une désagréable sensation d’inachevé... Il faut oublier

Un jour de pluie

Posted in Poésie on 21 mars 2009 by loeiletlesprit

4742744913Je veux t’aimer … Un jour de pluie
Quand les gouttelettes fouetteront le carreau et
Que les éclairs zébreront ton corps d’un halo
Bleuté. Là tu prendras ma bouche, sans bruit

Avec une rare violence je te plaquerai au lit
Nous lutterons dans le bruit de la pluie ruisselante
Ta chemise lacérée volera dans la nuit
Je collerai mes lèvres à ton torse, haletante

Le lac de tes yeux bleus durcira de désir
Et le long de mes hanches je sentirai trembler
Insatiables, tes mains sous ma robe de cachemire
Qui, un instant plus tard choira là, à mes pieds

Nos deux souffles mêlés, nous redécouvrirons
L’impudeur hâtive des premières nuits d’amour
L’ivresse qui sur ma peau amènera des frissons
Préludes d’extases nouvelles jusqu’à la pointe du jour

Et je demeurerai, dans le lit dévasté,
Meurtrie de tes carresses, alanguie de baisers
Toi tu dormiras dans toute ta mâle force
Sous les cernes légers cerclant de mauve tes yeux
Flottera sur tes lèvres un sourire bienheureux
Dans les bras de Morphée, l’amant n’est plus féroce

Lundi 5 Décembre 2005_ Chronique d’une journée hivernale de pure déprime en III Actes

Posted in Articles purements humoristiques et basés sur l'auto dérison on 21 mars 2009 by loeiletlesprit

 

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Ahh la déprime d’hiver et Moimoi…. une grande histoire d’amour!!

Acte I-Scène 1 6h30 du matin

Titiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii______ Putain….. nooooon…… pass MAINTENANT qu’on allait…. ohhh fait chi** (non non… caaaaalme ne fracasse pas ton portable contre le mur… rappelle toi combien tu as pleurniché pour l’avoir ya quelques mois…)

=> Première question existentielle: Pourquoi les réveils sonnent-ils toujours aux meilleurs moments de nos rêves? Bonne question…. encore irrésolue

… hurmp… après un quart d’heure de tournage et retournage sous les couvertures douillettement chaudes Moimoi se décide à hasarder prudemment un orteil sur à terre, la tête encore pleine d’images de ce rêve torride dans lequel figurait comme toujours une espèce d’Apollon en voie de disparition comme on n’en voit jamais que dans les films. Ahhh ce que c’était bien…

Acte I-Scène 27h00 du matin dans la cusine

Glouglou….Manger, ne pas manger… that is the question…._ MANGER…. Enervée par la simple vue de son emploi du temps du jour, Moimoi passe férocement ses nerfs sur la confiture de coing… dans un accès de BTGDH (Boulimie Typique des Grandes Désespérées de l’Hiver) _Oh mer** moi qui me disais qu’il fallait que je soigne ma ligne…. surcroit de déprime…

=> Deuxième question existentielle: Pourquoi tout ce qui est sucré et fait grossir est-il le meilleur allié dans la froidure de l’hiver?

Acte I -Scène 3 Dans la salle de Bain 7h15

Vision d’horreur devant le miroir illuminé par le néon. A peine entrée dans la salle de bain, Moimoi, pétrifiée s’interroge … cet espèce d’appendice rouge qui joue au phare de Bretagne sur son nez mignon… non… non… ne me dites pas que c’est….. UN BOUTON!! Non mais tu vas disparaitre saleté!! Au bout d’un quart d’heure d’acharnement térapeutique le fameux bouton a fièrement pris l’allure d’un cratère. Au plus grand desespoir de son heureuse propriétaire… Aux grands maux les grands moyens! Maladroitement, Moimoi s’étale une larme de fond de tein sur le bout du nez… mais se rend-elle seulement compte qu’elle a l’air d’avoir pris un coup de soeil??? Siii siii elle s’en aperçoit… regain de déprime.

=> Troisème question existentielle: Pourquoi les boutons ont-ils pour lieu de prédilection le nez? Pourquoi laissent-ils des traces et pourquoi font-ils tous leur sortie du Dimanche en hiver? Mystèèèère.

Acte I-Scène 4 -4 heures durant en salle de cours

Moimoi expérimente sur le coin de ses feuilles de cours des signes cabalistiques de son invention qui, elle l’espère, assemblés en formules et récités par les nuits pleine lune lui permettront de clouer au lit pendant un mois un certain nombre de profs dont elle aimerait bien sécher les cours…

=> Quatrième question existentielle: Pourquoi en hiver les heures de cours passent-elles à une allure d’escargot?

Acte II-Scène 1 (Cantine)

Moimoi, affamée est subitement prise de nausées devant le couscous Royal(ement immonde) préparé ce midi par la cantinière….

Acte II-Scène 2

En cours Moimoi s’est tellement habituée à la perversion de son prof de Français, que même ses allusions les plus grasses ne parviennent pas à la faire sourire… Terriblement déçue par sa contre performance (vous rendez-vous compte! Seulement 10 grilles de Sudoku en 6 heures de cours!) elle rentre dépitée chez-elle en trainant les pieds.

Acte II- scène 3

Parvenue devant la porte de son immeuble Moimoi s’aperçoit qu’elle a oublié ses clefs sur la table du salon. Surcroit de déprime… Encore une heure à attendre dans le froid

=> Enième question existentielle: Pourquoi la fatalité humaine existe-t-elle en hiver? Comme si le ciel plombé ne nous suffisait pas!

Acte III-Scène 1 (8heures, révisions)

Moimoi déprimée vous l’aurez compris, travaille, la mort dans l’âme! Cinq contrôles pour le Lendemain! Au lieu de se concentrer sur les méthodes permettant de calculer le travail d’une force, elle s’immagine intérieurement en train de piquer unes à unes des épingles dans la pustule immonde fleurissant sur le nez de son prof de Physique. Regain d’énergie… ____Ahhh oui… le travail d’une force

=> Toujours question existentielle: Pourquoi les profs donnent-ils-toujours leurs séries de contrôles en même temps? Lien psychique? Sadisme???

Acte III-Scène 2 (22h30)

Seul moment d’extase de la journée… le sommeil…. Moimoi se demande si elle rêvera encore de cette histoire d’amour torride… affaire à suivre

En guise d’introduction

Posted in Extraits littéraires on 21 mars 2009 by loeiletlesprit

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[ Il faut comprendre l'oeil comme "la fenêtre de l'âme". "L'oeil... par qui la beauté de l'univers est révélée à notre contemplation se résignerait à sa perte et se priverait de connaître toutes les oeuvres de la nature dont la vue fait demeurer l'âme contente dans la prison du corps grâce aux yeux qui lui représentent l'infinie variété de la crétion: qui les perd abandonne cette âme dans une obscure prison où cesse toute espérance de revoir le soleil, lumière de l'univers." L'oeil accomplit le prodige d'ouvrir à l'âme ce qui n'est pas âme, le bienheureux domaine des choses et leur dieu, le soleil. Un cartésien peut croire que le monde existant n'est pas visible, que la seule lumière est l'esprit, que toute vision se fait en Dieu. Un peintre ne peut consentir que notre ouverture au monde soit illusoire, ou indirecte ] … [Il faut prendre à la lettre ce que nous enseigne  la vision: que par elle nous touchons le soleil, les étoiles, nous sommes en même temps partout, aussi près des lointains que des choses proches, et que même notre pouvoir de nous imaginer ailleurs ]

Merleau-Ponty

L’Oeil et l’Esprit